Pour de nombreuses associations, investir dans le numérique n'est pas toujours une décision facile. Avec des ressources souvent limitées, il peut être difficile de déterminer quelles priorités auront le plus grand impact : faut-il moderniser le parc informatique ou renforcer le réseau interne ? Renouveler les ordinateurs, migrer vers le cloud ou encore explorer les opportunités offertes par l'AI ?
La réalité est qu'il n'existe pas de réponse universelle. Chaque association a sa propre mission, ses objectifs et sa manière de fonctionner. Une solution parfaitement adaptée à une organisation ne le sera pas nécessairement pour une autre. Cependant, certains principes fondamentaux peuvent vous aider à évaluer vos besoins, à définir vos priorités et à investir de manière stratégique.
Avant toute chose, la technologie doit être au service de votre mission et de votre travail, et non l'inverse. Commencez par identifier les besoins réels de votre organisation, puis choisissez les outils qui vous permettront d'atteindre vos objectifs de manière efficace.
« Beaucoup de cela vient de la question de 'quelle est la mission de l’organisation?' » Selon Michael Enos, vice-président de l'infrastructure, de la sécurité et de la gouvernance chez TechSoup « votre mission doit toujours guider vos choix numériques. Les solutions technologiques que vous adoptez doivent simplifier vos activités, améliorer votre efficacité et vous aider à mieux répondre aux besoins de vos bénéficiaires »
Dans cette perspective, prenez le temps d'analyser les activités que vous menez au quotidien ainsi que les ressources nécessaires à leur réalisation. Identifiez les éventuelles lacunes technologiques qui ralentissent votre travail, compliquent vos processus ou limitent votre impact. Cette démarche vous permettra de définir plus clairement vos priorités et d'investir dans les solutions numériques les plus adaptées aux besoins de votre organisation.
Lorsqu'il s'agit de numérique, il est tentant de croire que la solution la plus puissante est forcément la meilleure. Les nouvelles technologies promettent souvent davantage de fonctionnalités, plus d'automatisation et plus de possibilités. Pourtant, cela ne signifie pas toujours mieux. Une organisation n'a pas nécessairement besoin de l'outil le plus avancé du marché pour être efficace. Dans bien des cas, une solution plus simple, plus intuitive et moins coûteuse permettra d'obtenir de meilleurs résultats.
Lors de notre échange, Michael Enos illustre cette idée avec l'exemple du gestionnaire de relations clients (CRM). Pour une petite association, investir dans une plateforme complexe conçue pour de grandes entreprises peut représenter un coût et une charge de gestion inutiles. « Une solution plus légère peut répondre parfaitement aux besoins de l'organisation »
Comme il le rappelle « vous n'avez pas besoin d'une grue pour soulever un trombone. Il faut simplement un bon outil pour le bon travail. »
Avant d'investir, posez-vous une question simple : cette technologie répond-elle réellement à nos besoins actuels ? Choisissez les solutions qui soutiennent efficacement votre mission, sans vous laisser influencer par les tendances ou par ce que d'autres organisations utilisent.
Les contraintes financières peuvent parfois pousser à réduire les dépenses à court terme. Cependant, comme le souligne Michael Enos, il est parfois plus judicieux d’investir de manière stratégique dans des solutions à long terme, même si cela implique un coût initial plus élevé.
Dans la mesure du possible, il est recommandé d’adopter une approche orientée vers l’avenir. Demandez-vous s’il existe des investissements technologiques qui, bien que plus coûteux au départ, pourraient améliorer l’efficacité et réduire les coûts sur le long terme. Si votre organisation en a la capacité, ces choix peuvent constituer un investissement particulièrement pertinent.
Il est important de rester attentif aux technologies émergentes comme l’intelligence artificielle générative, mais il faut les adopter de manière réfléchie. L’objectif est de garder les outils utiles et d’écarter ceux qui ne fonctionnent pas pour votre organisation.
Dans cette démarche, il peut être utile de consulter vos équipes et vos bénévoles afin d’identifier les outils qu’ils jugent pertinents, ainsi que ceux qui ne fonctionnent pas de manière optimale dans leur travail quotidien.
En tant qu’organisation axée sur une mission, vous devez également tenir compte non seulement des obligations réglementaires, mais aussi de l’impact que ces technologies peuvent avoir sur la société.
Enos rappelle également que l'adoption de tout nouveau système implique une part de gestion du changement. Les évolutions technologiques peuvent en effet perturber les habitudes de travail et nécessitent une période d’adaptation.
« [Lorsque les dirigeants] décident de modifier leur environnement technologique, ils doivent comprendre [les implications] en matière de gestion du changement », explique-t-il.
Le changement est souvent exigeant. Il implique une courbe d’apprentissage et une phase d’adaptation. Il est donc essentiel d’intégrer cette période d’adaptation dans votre planification.
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Nous avons légèrement retouché les citations utilisées dans cet article pour plus de concision et de clarté.
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